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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 22:26

https://www.alternantesfm.net/emissions/bouquins-bretagne-invite-yvon-ollivier-avril-2017/

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 12:46
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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 19:25
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:47
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 07:10

Alors que vont se tenir les " Rencontres régionales de la langue bretonne " (1) de la région Bretagne, je ne peux manquer de livrer ici certaines interrogations.
Nous sommes nombreux à penser que la politique linguistique est sans doute la plus importante des politiques menées par la région. Elle est capitale pour la communauté humaine que nous formons.

Nous ne cessons de nous demander pourquoi l'enseignement de la langue bretonne ne décolle pas, lorsque le corse, l'alsacien et le basque connaissent un renouveau (voir communiqué de presse récent de Breizh Impacte : (voir ABP 41009) ).
Le constat brutal des chiffres suscite des questionnements légitimes.
Faut-il incriminer un manque de volonté politique de la part de la majorité socialiste qui gouverne la région comme nos métropoles bretonnes ? On sait qu'il n'y a plus grand-chose qui les différencie de leurs camarades de Paris et des autres grandes cités. Nos langues ne relèvent souvent pour eux que du plat verbiage de la diversité culturelle.

La convention spécifique sur les langues de Bretagne pourtant suscitée par une révolte populaire plaide en faveur d'un manque d'ambition politique. A dire vrai, on n'a pas le sentiment que, malgré leur poids politique que l'on dit au plus haut, nos responsables bretons exercent une forte pression sur Paris et les épaules de M. le recteur d'académie. Je ne me souviens pas avoir lu ou entendu des discours percutants en la matière. Faut-il s'étonner si nos professeurs de breton ont le blues ou se retrouvent dans l'académie de Versailles ?

Faut-il incriminer le cadre juridico-politique de l'unicité du peuple français et les entraves juridiques et psychologiques inhérentes au système France et à l'éducation nationale ? Certes, mais à ce compte-là, on ne comprend plus pourquoi ailleurs ça progresse alors que nous connaissons un certain marasme…

Ce marasme convient-il, au fond, à ceux qui nous dirigent ? Il est parfois des moments où l'on suspecte une forme de duplicité, laissant le soin à certains membres de la majorité, étiquetés breton, de se pâmer devant les beaux concepts d'altérité ou de diversité et de déplorer les blocages institutionnels, pour masquer l'absence de volontarisme politique de la région. Il est toujours commode de jeter la pierre dans le champ du voisin.
La situation actuelle est peut-être la pire qui soit. Aux uns de s'en prendre à l'État, aux autres de retourner la patate chaude du côté des Bretons et des parents qui n'en feraient pas assez et se désintéresseraient de leur langue.
Pour étouffer une langue, il n'est rien de mieux que de rendre les victimes responsables de son dépérissement. Et si la décentralisation à la française était la ruse la plus perfide du jacobinisme, en apportant la caution démocratique des élus locaux aux phénomènes de dépérissement des langues et cultures minoritaires ?

 

Voir aussi : Enseignement des langues de Bretagne : Breizh-ImPacte met les pieds dans le plat ! par Yannnig Baron

Loin de moi l'idée de minimiser les blocages institutionnels qui sont réels. J'irais même jusqu'à reconnaître le droit à l'erreur dans la conduite d'une politique publique.
On peut fort bien se tromper. Fallait-il mettre à l'écart les parents d'élève au profit exclusif de l'Office de la langue bretonne, lequel fonctionne comme toute administration publique sur mode vertical descendant ?
Fallait-il mettre un terme à l'expérimentation du multilinguisme qui donnait l'assurance aux parents d'élève d'un haut niveau d'apprentissage de l'anglais, avec le breton en prime ? Il est permis d'en discuter.

 

Tout ce qui m'importe, aujourd'hui, c'est de rappeler que lorsqu'une politique est en échec ou ne donne pas les résultats escomptés, et bien on l'évalue, humblement. Si la politique linguistique nous tient à cœur, il ne s'agit jamais que d'une politique publique parmi les autres.
Il y a des chercheurs en science sociale dont l'évaluation des politiques publiques est la spécialité.

Il est même pertinent d'associer des tiers au processus d'évaluation, car nous savons par expérience, que celui qui définit et met en œuvre une politique n'est pas le mieux placé pour l'évaluer. Cette évaluation contradictoire de la politique linguistique de la région Bretagne était l'une des demandes formulées par la délégation de " Breizh Impacte " en juin dernier. Le refus essuyé à cette occasion révèle une fois de plus combien il est difficile aux responsables politiques de s'interroger sur le bien fondé de ce qu'ils entreprennent, que nous soyons en période d'élection ou pas. Une personne publique ne peut mal faire.
La plus grande erreur de la région Bretagne est le refus d'affronter en face une politique qui dysfonctionne pour privilégier des exercices de communication devant les associations subventionnées.

Je ne crois pas me tromper en affirmant que les Bretonnes et les Bretons en ont assez des belles paroles et ne souhaitent qu'une chose en la matière, savoir pourquoi ça ne marche pas comme il le faudrait et quelles sont les décisions à prendre d'urgence pour que leur langue ne finisse pas dans les poubelles de l'histoire.


Yvon Ollivier, juriste, auteur

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 22:16

Au-delà de la souffrance qu’elle génère, la crise récurrente de l’agriculture et plus généralement d’une grande partie de l’économie bretonne appelle les réflexions suivantes. Cette crise économique est avant tout d’ordre structurel. Elle résulte largement de la discordance entre le fondement libéral et communautaire de libre circulation des marchandises, renforcé par la monnaie unique, et les distorsions de concurrence générées par l’absence d’harmonisation fiscale et sociale sur le territoire de l’Union européenne. Notre économie bretonne souffre des pesanteurs inhérentes à la sur-fiscalité française comme à la législation sociale plus avantageuse qu’ailleurs. La réglementation en vigueur, dans sa complexité, est une entrave permanente au développement de nos territoires.

Au final, la libre concurrence proclamée se retrouve biaisée dans son application.

Et les perspectives s’avèrent plutôt sombres car on s’évertue à traiter un problème structurel par des mesures conjoncturelles, destinées à gagner du temps.

L’harmonisation fiscale et sociale au sein de l’Union européenne est une nécessité vitale pour la Bretagne. Mais comment la France menacée par la sclérose et l’hypertrophie de sa sphère publique abaisserait-elle durablement les charges pour les mettre au niveau de nos principaux concurrents ? Comment saurait-elle aménager la législation sociale lorsqu’elle ne cesse d’exalter le besoin de protection ?

La Bretagne est désormais confrontée à un implacable processus d’étouffement de son économie, en raison d’un cadre juridique inadapté à ses particularités comme à ses innombrables atouts, au grand bénéfice d’autres territoires de l’Union européenne.

Mais n’est-ce pas d’un processus d’étouffement comparable dont pâtissent la culture et la langue bretonne ?

Là aussi, nous subissons la même discordance entre le principe républicain d’égalité et sa déclinaison linguistique et culturelle, à savoir l’inégalité des langues et des cultures au nom de l’unicité proclamée du peuple français..

A la langue française, le monopole de l’usage au sein d’une large sphère publique, aux autres langues un statut secondaire, au sein de la sphère privée. Une réduction patrimoniale et négatrice de droits que devrait encore accentuer l’éventuelle ratification de la charte des langues régionales. La réserve introduite en l’état dans le texte qui devrait être soumis au Congrès subordonne la charte des langues régionales au principe de l’unicité française, lequel la réduit au néant comme vient de le souligner justement le Conseil d’Etat dans son avis.

Ayons la force d’affronter la vérité. Pour des raisons historiques, la République ne veut pas de nos langues. Celles-ci sont condamnées à l’étouffement progressif en raison d’un cadre juridique discriminant. Pour masquer cette réalité peu engageante, nous entendons de beaux discours sur les bienfaits de la diversité et de l’égale dignité de langues et de cultures que l’ensemble de l’appareil juridico-politique s’emploie à évacuer de l’espace public et visible..

L’égale dignité de nos langues et cultures régionales passe par l’égal accès à la sphère publique sur leur territoire naturel. Leur survie dépend avant tout de l’égalité retrouvée et de la dignité qu’elle confère. .

La plupart des maux que nous déplorons sont d’ordre structurel et résultent d’une discordance entre des principes fondateurs et le refus de suivre leur cours. Mais nos grands élus ne veulent surtout pas toucher aux structures. Ils se complaisent au sein de cadres discriminants lorsque le salut de la Bretagne passe par leur modification.

Pour que la Bretagne ait un avenir et valorise ses innombrables atouts, il faudra d’abord sortir de la connivence…

Souhaitons que ce débat, à l’importance vitale pour la Bretagne, soit au cœur des prochaines élections régionales.

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:26

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 16:28


yvon ollivier est magistrat. Il est membre de l'Institut culturel de Bretagne.

image2Le livre d’yvon ollivier – Gueule Cassée – Lom ar geolSi les juristes investissent le combat pour la réunification de la Bretagne, c'est qu'ils sont bien placés pour mettre les mots sur ce que le peuple ressent lorsque son appartenance bretonne millénaire est évacuée de l'espace public pour laisser place à une identité « ligérienne » vide de sens. Ne doutons pas un seul instant que ce qui se produit aujourd'hui sous nos yeux en Loire-Atlantique deviendra notre lot commun sur l'ensemble du territoire breton si le projet de disparition grand-ouest venait à se concrétiser !
Si l'identité peut s'avérer menaçante, elle doit être respectée et protégée des atteintes induites par une délimitation territoriale arbitraire. Le droit au respect de son appartenance identitaire relève des droits humains. C'est cette problématique de l'identité, qui prend tout son sens lorsqu'elle est menacée, que j'ai voulu explorer dans le roman «Gueule cassée Lom ar Geol », via le visage perdu d'un paysan breton laissé pour mort sur un champ de bataille.
Qu'on le veuille ou non, la Bretagne est une composante de nous-mêmes qui s'intensifie à mesure qu'on la rejette. Mais elle est aussi une chance pour la France qui s'en défie, alors qu'elle gagnerait tant à la laisser vivre et exprimer toutes ses potentialités dans la mondialisation. Le rejet brutal de la Bretagne par le pouvoir, à l'occasion d'une réforme territoriale que les Bretons attendaient depuis longtemps, est une faute politique et historique majeure. Ce rejet est la marque d'une défiance que l'on pensait révolue et d'une conception dévoyée de la démocratie. Il manifeste une rupture profonde entre la sphère politique et la société civile, lourde de conséquences pour l'unité du pays.
A présent, la société civile bretonne se trouve au pied du mur pour infléchir une décision qui signe la fin de nos espérances de Bretagne forte, unie, prospère, solidaire, capable de préserver sa culture et de concevoir son propre modèle de développement. C'est toute la société bretonne dans ses multiples composantes économique, culturelle et sociale qui se trouve aujourd'hui concernée par un projet de réforme qui, en l'état, la relègue et compromet son avenir. A elle de se manifester.

site : Construire la Bretagne.org

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 20:28

Après le vote en première lecture du projet de loi sur la réforme territoriale à l'Assemblée nationale, qui conforte la partition de la Bretagne, il est peut-être temps de dresser un rapide état des lieux.
Le Pouvoir serait le premier responsable du statu quo ?
La sphère publique se défie de la résilience de nos vieux peuples qu'elle perçoit comme une menace pour ses fondations républicaines. Fallait-il attendre autre chose du Pouvoir convaincu de son droit de bouleverser la carte territoriale selon son bon plaisir, car il ne connaît que de citoyens abstraits dépourvus de liens et d'affects ?
Sa première préoccupation est moins la promotion des intérêts locaux que le contrôle sociétal par tous moyens : média, clientélisme, ou fonctionnarisation des forces militantes. Et il sait y faire comme en témoigne le déminage de la fronde des bonnets rouges dans un pacte d'avenir dont on ne parle déjà plus. La sphère publique hypertrophiée imprègne sans difficulté la société de son idéologie.
Le PS aurait perdu sa vocation émancipatrice ? Souvenons-nous de la responsabilité de la SFIO dans la partition de la Bretagne et le colonialisme abject.
Mais nous évoluons au sein d'une société gouvernée par les formes de la démocratie où il ne tient qu'à la société civile d'imposer ses valeurs, d'affirmer haut et fort la volonté des Bretons de vivre dans une Bretagne réunifiée et dotée d'une véritable autorité politique. Entre la sphère politique qui s'abreuve aux dogmes jacobins et la société civile bretonne, se livre une lutte de tous les instants où il revient à l'une ou à l'autre de dicter sa loi. Comment ne pas constater, après le vote en première lecture de la réforme territoriale, que la sphère publique conserve nettement l'avantage ? Nos grands élus qui, il y a peu de temps encore, poussaient à la réunification, se taisent à présent. Certains vont même jusqu'à promouvoir la disparition de la Bretagne dans le grand-ouest. M'en voudra-t-on si je dresse ici le constat d'une société civile bretonne encore embryonnaire et qui, par manque d'unité ou de conscience d'elle-même, demeure peu audible ?
Mais cet été, un vent se lève, une volonté nouvelle -et pas seulement parmi les acteurs du monde culturel-, comme un désir de Bretagne unie et suffisamment forte pour gérer ce qui ne concerne qu'elle. Conscients de l'échec du modèle français, les acteurs économiques sentent que les véritables réformes ne peuvent plus attendre et que la Bretagne réunifiée dotée de larges compétences devient incontournable au soutien de l'économie locale. La réunification conditionne notre capacité à concevoir un projet de développement global, ambitieux, et à sauvegarder notre culture. A défaut, la société bretonne n'aura aucune prise sur elle-même, plus que jamais soumise au bon vouloir de la centralité dans une France en crise budgétaire et morale sans précédent.
Ce désir de Bretagne unie, il nous faut lui donner forme aujourd'hui et le traduire dans les termes du rapport de force politique. Aussi, regardons loin ! Lançons une de ces dynamiques qui comptent dans l'histoire! La réunification ne concerne pas que « Bretagne réunie » et « 44 Breizh », mais toute la Bretagne
Rassemblons toutes les énergies bretonnes dans une plate forme citoyenne autour de l'indispensable réunification et jetons, si possible, les bases d'un projet de développement global pour la Bretagne. A défaut d'une telle dynamique, pensons-nous vraiment pouvoir inverser le rapport de force politique en septembre ? Le temps du débat et des beaux arguments est déjà derrière nous car la grande bagarre, c'est maintenant ! Et il nous reste deux mois.

Yvon OLLIVIER
L'un des porte-parole de la Coordination des juristes de Bretagne
Auteur des ouvrages « la désunion française » éd L'harmattan 2012 ; « gueule cassée, Lom ar geol » Ed Yoran embanner 2014. ■

article publié sur ABP le 8 août 2014

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 13:04

On a déjà beaucoup écrit sur une réforme territoriale dénaturée par le fait du prince et le jeu d’influence des barons du PS. Lorsque le compromis l’emporte sur le principe de réalité et l’exigence de justice, il ne faut pas attendre autre chose qu’un produit hasardeux qui ne satisfait personne.
Avec quelle impatience les Bretons attendaient cette réforme que le Président Mitterrand  leur avait promise ! Ils avaient voté en masse pour le nouveau pouvoir espérant, qu’un beau jour, la raison et la politique -dans ce qu’elle peut avoir de plus noble- finiraient par remettre la Loire-Atlantique en Bretagne et la démocratie sur ses bases. Et même irais-je jusqu’à dire : qu’importe le fait du prince s’il ne tient qu’à forcer la main du Président Auxiette pour mettre un terme à sa gabegie visant à rendre crédible l’illusion des « pays de la Loire » et à inculquer à nos enfants de Loire-Atlantique qu’ils ne sont pas bretons mais « ligériens ».
 Un bon coup de fouet démocratique pour tenir compte des hommes  et réconcilier le peuple et la politique, voilà ce qu’ils attendaient. Car il faut-il être aveugle pour ne pas réaliser que les partisans de la région des « Pays de la loire » ne rassemblent que ses obligés de tous poils, outre ceux qui, par crainte ou idéologie, vouent une haine viscérale à l’identité bretonne. Le besoin ou la peur, soit une forme singulière de corruption qui ne dit jamais son nom.
La stupéfaction et la colère sont à la hauteur des espérances. Car au nom de la décentralisation, on redessine les cartes à partir d’un bureau parisien, sans la moindre étude et prise en compte de l’humain. La France est malade de sa gouvernance et de son élite repliée sur elle-même au point de cadenasser le peuple au sein de limites territoriales où il n’a que faire. Ceux qui ne jurent que par la démocratie participative sont les premiers à refuser aux habitants de Loire-Atlantique le droit d’être consulté sur ce qui ne concerne qu’eux : leur appartenance régionale.
La Bretagne, fière de son identité ouverte sur le monde, reçoit le mépris de ceux qui soutiennent que la réunification de son territoire « est un danger pour la France ». La réunification de la Normandie n’émeut personne mais la nôtre heurterait les bonnes consciences républicaines. Faut-il être tourmenté à l’idée de perdre son fief ou avoir peur de l’altérité bretonne à un point maladif pour dire des choses pareilles? J’avais raison lorsque j’écrivais dans « la désunion française » que la France trouve son unité contre l’Autre mais qu’il faudrait peut-être revoir les choses le jour où le pouvoir sera capable d’oser la Bretagne réunifiée.
Nous assistons à la fin d’un monde où la puissance publique est libre de tout faire. La précipitation de la réforme territoriale doit beaucoup à la nécessité de convaincre l’Union européenne et tous les créanciers de Paris que la France est à même de réformer ses structures lorsque son économie est au plus mal et ses finances désastreuses. Et comme on ne peut toucher à l’Etat hypertrophié sans que le système ne s’effondre, il ne tient qu’à redécouper les régions à la-va-comme-je-te-pousse.
Or la réforme territoriale n’apportera aucune amélioration budgétaire. Les habitants de Loire-Atlantique savent bien qu’une région artificielle dépensera d’autant plus d’argent que son assise est faible. Elle aggrave encore la rupture entre les élites et le peuple qui se détourne de cette démocratie-là et lorgne vers les extrêmes. Avec un tel déficit d’unité, jamais la France ne parviendra à effectuer les réformes qu’impose son insertion dans la mondialisation. Et le pire est sans doute à venir… Condamnés au dilemme entre marginalisation à quatre départements et disparition grand-ouest, les Bretons mesurent combien le pouvoir les rejette. C’est une faute politique majeure, car le fossé s’élargit dangereusement entre la France et la Bretagne. Dans le contexte d’une réforme territoriale qui s’annonce mouvementée, les Bretons sauront rappeler à la France qu’elle n’a d’autre choix que d’oser la Bretagne.

 

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